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Auteur Sujet :

Les déclarations du pape sur le préservatif

n°18249738
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 12:33:06  profilanswer
 

Reprise du message précédent :

anthoto1 a écrit :


 
Non mais je te parle d'exégètes contemporains et tu me ressors un texte des épîtres de Saint Paul, vieux de 1970 ans et des poussières.  :D Saint Paul était un des pères du christianisme, pas un exégète. Il s'est écoulé un peu de temps depuis, hein...


tu as des exemples de remises en causes contemporaines sérieuses au sein des instances de l'Eglise ?
 
 
Perso j'ai du mal à croire qu'on puisse remettre en cause les bases du christianisme : tout repose sur ces bases (adam, eve, création du monde en 7 jours, bible & cie) n'ayant aucune preuve de véracité.
 
Si demain l'Eglise venait à dire que dieu n'a pas créé l'homme, la religion en prendrait un sacré coup :/

mood
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Posté le 24-04-2009 à 12:33:06  profilanswer
 

n°18249757
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 12:35:41  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :


Les limites de la science sont celles de l'entendement humain. L'infini, par exemple, c'est absolument incompréhensible à notre échelle. De même que le néant. Ca laisse de la place aux diverses croyances. Un croyant te l'expliquerait sans doute mieux que moi, cela dit.


 
Euh... comme les divinités sont toujours associées à des caractéristiques infinies (omniscient et omnipotent), je vois mal comment tu peux dire que "comme les gens ne peuvent pas se représenter l'infini, ils croient en un dieu (qui représente l'infini)"
 
 :sweat:

n°18249806
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 12:40:27  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :


Ouep, cela dit je doute que ce soit le fait du Pape  :)


Ah oui j'avais oublié : pour montrer la remise en cause et le bonne foi dont fait preuve l'Eglise, on peut citer les propos de n'importe qui.
 
Par contre quand c'est quelque chose qui va à l'encontre de l'image que veut se donner l'Eglise, si ce n'est pas le pape lui même, ça n'a pas de valeur...
 
 
au temps pour moi j'avais oublié ça... :sweat:
 
 

anthoto1 a écrit :

Cela dit, il suffit d'aller voir du côté de pas mal de pays musulmans pour trouver beaucoup à redire.


J'ai jamais dit le contraire...

n°18249808
anthoto1
Posté le 24-04-2009 à 12:40:46  profilanswer
 

cartemere a écrit :


 
Euh... comme les divinités sont toujours associées à des caractéristiques infinies (omniscient et omnipotent), je vois mal comment tu peux dire que "comme les gens ne peuvent pas se représenter l'infini, ils croient en un dieu (qui représente l'infini)"
 
 :sweat:


 
C'est justement parce que l'être humain ne peut se représenter le néant et l'infini qu'il a imaginé qu'un Dieu éternel est à l'origine de tout. Il est beaucoup plus commode, pour l'esprit humain, d'imaginer un début et une fin à tout qu'une réalité qui n'a jamais commencé et ne finira jamais d'exister.

n°18249822
anthoto1
Posté le 24-04-2009 à 12:42:21  profilanswer
 

cartemere a écrit :


Ah oui j'avais oublié : pour montrer la remise en cause et le bonne foi dont fait preuve l'Eglise, on peut citer les propos de n'importe qui.
 
Par contre quand c'est quelque chose qui va à l'encontre de l'image que veut se donner l'Eglise, si ce n'est pas le pape lui même, ça n'a pas de valeur...
 
 
au temps pour moi j'avais oublié ça... :sweat:
 
 
 
J'ai jamais dit le contraire...


 
Ben non, c'est pas ça : je voulais juste souligner que les catholiques sont minoritaires aux Etats-Unis  ;)

n°18249893
Emile Zulu
Posté le 24-04-2009 à 12:53:59  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :


 
Tous non, seulement ceux qui se permettent de l'interpréter pour en faire un instrument d'exclusion, de mépris et d'incompréhension.
Ceux là sont mauvais.
D'autres les suivent, aveuglément, comme toi.
 
Et oui, je te le confirme, un livre peut devenir un torchon, quand il est interprété par des gens comme toi.


 [:ennio golddouris]  
 
je me demande pourquoi tu tends a s'assimiler a un intégriste religieux alors que je me borne juste a t'expliquer un point de vue sans forcement le partager, et que ailleurs je ne me considère pas comme étant un croyant
 
sinon, quand tu condamnes le "torchon écrit il y a 2000 ans", il me semble que ta critique porte sur le livre en lui même en non pas sur des gens qui l'auraient lu de travers.  
et entre parenthèses qui est tu pour juger de qui l'a lu de manière correcte et qui l'a mal lu ?

n°18249917
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 12:57:34  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :


 
C'est justement parce que l'être humain ne peut se représenter le néant et l'infini qu'il a imaginé qu'un Dieu éternel est à l'origine de tout. Il est beaucoup plus commode, pour l'esprit humain, d'imaginer un début et une fin à tout qu'une réalité qui n'a jamais commencé et ne finira jamais d'exister.


La religion introduit au contraire l'aspect infini et éternel dans la vie : quand on meurt, l'âme va au paradis ou en enfer, mais pour l'éternité.
 
Chose que ne conçois pas une approche scientifique (pour laquelle une fois que l'on est en train de se faire dévorer par les asticots dans le cerceuil, il ne reste plus rien :o )

anthoto1 a écrit :


 
Ben non, c'est pas ça : je voulais juste souligner que les catholiques sont minoritaires aux Etats-Unis  ;)


Ah ok au temps pour moi :jap:

n°18249967
Emile Zulu
Posté le 24-04-2009 à 13:04:25  profilanswer
 

Svenn a écrit :


 
Je ne comprends pas pourquoi Dieu a inventé l'endorphine (l'hormone du plaisir) si les relations sexuelles doivent avoir un rôle exclusivement procréatif et non récréatif.


je crois d'un point de vue purement biologique que l'endorphine est quelque chose de nécessaire pour nous inciter à avoir des rapports tout court dans la mesure ou on est l'une de rares especes qui n'est pas soumise au rut.
pour le reste ce qui est condamné ce n'est pas le plaisir mais le sex pour le sex sans sentiments, sans lendemain etc.

n°18250212
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 13:33:29  profilanswer
 

Emile Zulu a écrit :


je crois d'un point de vue purement biologique que l'endorphine est quelque chose de nécessaire pour nous inciter à avoir des rapports tout court dans la mesure ou on est l'une de rares especes qui n'est pas soumise au rut.


A une question qui commence par "pourquoi dieu...", ta réponse commence par "parce que scientifiquement..." :D
 
Je sais que la science a bon dos pour expliquer des choses inexplicables d'un point de vue divin, mais quand même là c'est présenté de manière assez grossière :D
 

Emile Zulu a écrit :

pour le reste ce qui est condamné ce n'est pas le plaisir mais le sex pour le sex sans sentiments, sans lendemain etc.


Ca va plus loin que ça dans le message tel qu'il est interprêté par l'Eglise !
 
Demande à Fructidor, catholique pratiquant : il est marié, et pourtant il pratique l'abstinence pendant la période d'ovulation comme moyen de contraception : l'utilisation de contraceptifs (préservatif, pilule, etc.) est malsain.
 
Le sexe peut donc être récréatif à condition de ne pas employer de moyen technique allant à l'encontre de la procréation : si tu ne veux pas procréer, tu t'abstiens quand il y a un risque de procréation !

n°18250375
Fructidor
Posté le 24-04-2009 à 13:46:09  profilanswer
 

cartemere a écrit :

Le sexe peut donc être récréatif à condition de ne pas employer de moyen technique allant à l'encontre de la procréation : si tu ne veux pas procréer, tu t'abstiens quand il y a un risque de procréation !


 
Exact :il n'y a pas d'obstacle au plaisir même lorsqu'il n'y a pas de possibilité de procréation (si le couple ne veut pas d'enfant., s'il est agé, s'il est infécond, etc). Le plaisir est même indispensable à l'entente du couple.

mood
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Posté le 24-04-2009 à 13:46:09  profilanswer
 

n°18250424
Emile Zulu
Posté le 24-04-2009 à 13:48:18  profilanswer
 

cartemere a écrit :


A une question qui commence par "pourquoi dieu...", ta réponse commence par "parce que scientifiquement..." :D
 
Je sais que la science a bon dos pour expliquer des choses inexplicables d'un point de vue divin, mais quand même là c'est présenté de manière assez grossière :D
 


t'aurais préféré que je réponde par "mon grand, dieu a crée l'endorphine pour te donner envie de t'accoupler par toute saison"  :lol:

n°18251324
fogarino
Posté le 24-04-2009 à 14:50:38  profilanswer
 

Pour ceux qui veulent mieux "comprendre" la position de l'Eglise/du Pape sur l'homosexualité  :jap:
(Ca demande aussi du temps pour lire, mais disons que ça permet aussi de comprendre plus précisement les choses, et surtout d'éviter des raccourcis souvent trompeurs.)
 
 
Voici déjà une petite introduction :  
 

Citation :

L’Eglise est-t-elle "homophobe" ?
 
Que pense la Bible de l’homosexualité ? Que nous propose l’Eglise en sa présence ?
 
L’homophobie, ou « peur de l’homosexualité », est une expression fréquemment utilisée par les militants homosexuels pour stigmatiser ceux qui n’expriment pas des idées favorables à leurs revendications, sous prétexte que leurs opposants auraient soi-disant une peur irrationnelle des rapports entre personnes du même sexe. Mais cette accusation est sans fondement, car on peut très bien être en désaccord avec certains comportements, sans pour autant en avoir peur. L’Eglise, à la suite du Christ, nous apprend d’ailleurs à toujours « haïr le péché, mais à aimer les pécheurs ».
 
Comme une bonne mère qui aime ses enfants, l’Eglise doit savoir nous indiquer nos erreurs, pour nous aider à guider nos vies, c’est-à-dire POUR NOTRE BIEN. L’Eglise a en effet reçu du Christ le devoir d’éclairer les hommes : Sans lumière, on trébuche et on tombe ! Accuserait-on un médecin d’être patiento-phobe parce qu’il prescrit des traitements exigeants à ses patients ?
 
L’homosexualité se présente souvent, chez les personnes homosexuelles, comme une définition constitutive de leur être même : « Je SUIS mon homosexualité, et donc, condamner l’homosexualité, c’est me condamner. » Cette erreur provient du fait que la sexualité, comme la religion, est le lieu où s’exprime ce qu’il y a de plus intime dans le cœur de l’homme. Les hommes sont par nature des êtres relationnels. C’est pour cela que la sexualité peut prendre un caractère quasi « religieux », et parfois même se transformer en forme d’idolâtrie.
 
L’Eglise ne condamne pas les personnes homosexuelles, mais désire leur rappeler que l’homme ne se définit pas exclusivement par son orientation sexuelle. Elle veut leur annoncer qu’avant d’être homosexuelles, elles sont des personnes humaines, c’est-à-dire des créatures faites à l’image de Dieu, appelées à vivre en communion avec Lui et à hériter de la vie éternelle.
 
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme ensuite que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Dans les Saintes Ecritures, l’homosexualité est considérée comme un « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10). L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu.
 
Le Catéchisme rappelle aussi que l’homosexualité, pour beaucoup de gens, est une épreuve. « Ces personnes doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. » (CEC 2358). Quand un chrétien manque de respect vis-à-vis d’une personne homosexuelle, il s’oppose donc à ce que lui enseigne l’Eglise.
 
 
Jean-Paul II, homo-phile ?
 
Arturo Mari, le photographe du pape, raconte :
Je me souviens d’un fait qui a eu lieu aux Etats-Unis. Alors que nous entrions dans la nonciature de Washington, il y avait devant l’édifice un groupe d’homosexuels qui protestaient contre le Pape. Le Saint-Père au départ n’avait pas compris ce qui se passait, et donc en entrant il m’a demandé « Que se passe-t-il ? ». « Une manifestation » lui ai-je répondu. « Qui sont-ils ? » « Ce sont des homosexuels, votre Sainteté. » « Et combien sont-ils ? » « Cinq cents. » « Et nous, combien sommes-nous ? », et il a commencé à compter en pointant du doigt : « Un, deux, trois, quatre, cinq... C’est bon, on peut y aller. » Il est repassé par la porte, s’est approché des manifestants, les a salué et s’est mis à parler avec certains d’entre eux. Et les sifflements se sont transformés en applaudissements. Il n’avait peur de rien. Il disait « Ouvrez les portes au Christ » et il allait lui-même les ouvrir avec ses propres mains.


http://www.catholique.org/QE/181-L [...] -homophobe
 
 
 
Et une explication plus détaillée (reprenant notamment la position du Vatican par rapport au projet français de dépénalisation de l'homosexualité présenté à l'ONU)
 

Citation :

La France, l’ONU et l’homosexualité, par Mgr Tony Anatrella
 
Un travail idéologique progresse « dans l’aveuglement des citoyens »
 
Aux côtés de plus de 150 Etats, le Saint-Siège dit « non » à la proposition française à l'ONU à propos de la « dépénalisation de l'homosexualité ».
Le représentant du Saint-Siège à l'ONU, Mgr Celestino Migliore, et le porte-parole du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, ont pris position à ce sujet récemment (cf. Zenit du 2 décembre 2008).
Mgr Tony Anatrella, psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, consulteur des Conseils pontificaux de la famille et pour la pastorale de la santé, auteur du livre : « La tentation de Capoue - anthropologie du mariage et de la filiation - » aux éditions Cujas (Paris 2008), explique les tenants et les aboutissants de la position de l'Eglise.
 
 
Zenit - Mgr Anatrella, tout d'abord, une question de terminologie : la « Lettre aux évêques de l'Église catholique sur la pastorale des personnes homosexuelles », assez méconnue, mais publiée par la Congrégation romaine pour la doctrine de la foi en 1986, préconise de parler de « personnes homosexuelles » et non de l'adjectif substantivé « homosexuel », pour quelle raison ?

Mgr Tony Anatrella - Les raisons en sont diverses. En premier lieu la personne humaine n'est pas réduite à ses actes, à ses orientations intimes plus ou moins mouvantes et à sa seule histoire passée. Elle dépasse toutes ces singularités qui peuvent varier selon son évolution personnelle. Le Christ nous dit que nous valons plus que ce que nous laissons apparaître de nous-mêmes. C'est pourquoi l'Église souligne la dignité de la personne humaine, sa liberté, son autonomie de conscience et le respect de ses droits et devoirs. La force humanisante du christianisme est de nous révéler les ressources psychiques, morales et spirituelles qui peuvent être mises en œuvre dans notre personnalité.
 
Soulignons également que dans le passé, la terminologie utilisée pour désigner ces personnalités était liée à leur pratique contraire à la relation avec une personne de l'autre sexe. On parlait ainsi des sodomites, des invertis, des bougres pour ceux qui vivaient des actes sexuels entre personnes adultes de même sexe et des pédérastes avec des enfants ou des jeunes adolescents.
 
C'est au dix-neuvième siècle qu'est apparu sous la plume des médecins le terme d'homosexualité. Étymologiquement il signifie la sexualité avec un semblable. Freud évoque ainsi une sexualité narcissique liée à la sexualité infantile - la sexualité première à partir de laquelle s'élabore une sexualité tournée vers d'autres objets que son propre corps et d'autres personnes que soi-même.
 
Depuis les années 1960, ces personnes se désignent à travers le terme de « gays ». L'origine de cette appellation provient des lieux de « gaieté » que sont les bars et les boîtes de nuit où se retrouvent ces personnes. Ainsi ce terme qui désignait des lieux est utilisé maintenant pour définir des personnes. Un déplacement sémantique qui laisse à penser, est devenu une catégorie politique. Étrange.
 
Nous sommes ainsi passés de la dénomination d'un comportement, à l'affirmation d'une identité pour en venir à une revendication politique. Être « gay » serait presque considéré comme un état, voire une catégorie ontologique propre à la personne. Une vision des choses qui n'est pertinente ni au plan psychologique ni au plan philosophique. Un désir aussi singulier que celui d'un attrait pour des personnes de même sexe ne saurait être une des caractéristiques définissant l'être même de la personne humaine. La personnalité qui est l'expression psychique de la personne peut être travaillée par divers désirs, mais un désir que l'on appelle aujourd'hui une « orientation sexuelle », ne fait pas pour autant une identité. L'identité de la personne se décline au masculin ou au féminin dans un corps sexué. C'est à partir de cette réalité objective que nous avons à nous développer ou à maintenir certains désirs dans les aspects régressifs de la personnalité (au sens freudien du terme c'est-à-dire d'état premier de la sexualité). En ce sens nous comprenons mieux que le cœur ontologique d'un sujet humain est sa personne et non pas une gamme de désirs qui peut parfois poser de sérieux problèmes psychiques et sociaux. L'identité sexuelle qui est un fait que le jeune enfant intègre progressivement dans sa personnalité, ce qui représente un réel travail psychique avec des tâches internes spécifiques, est confondue avec une orientation sexuelle qui, elle, est le résultat du traitement des pulsions partielles et des identifications primaires. Mais lorsqu'une orientation, ou plus précisément un désir, est en contradiction avec l'identité sexuelle au point de chercher à le vivre exclusivement pour lui-même, alors ce fait témoigne d'un conflit et d'une tâche psychique non élaborée. A tort, le désir est retenu pour une identité et cette vision confine à la confusion dans bien des domaines. L'homosexualité est toujours le symptôme d'un problème dans la personnalité. Il est assez étonnant de vouloir faire d'un complexe psychique un enjeu politique au point d'entraîner des changements substantiels dans la société sans vouloir en mesurer les conséquences sur le long terme. Depuis l'instauration du mariage entre personnes de même sexe, l'Espagne fait réécrire le code civil par des juristes afin de gommer les distinctions entre homme et femme pour favoriser l'indistinction sexuelle. En agissant ainsi, réalise-t-on que l'on prépare de nouvelles violences ?
 
La valorisation actuelle des orientations sexuelles est à l'unisson de l'état de la société qui se présente de façon morcelée, régressive et agressive. Tout et n'importe quoi devrait être légitimé et si ce n'est pas le cas des sujets se présentent en victimes et tentent de culpabiliser la société par médias interposés. Ce système marche et intimide les responsables politiques qui, paralysés et sans voix, légifèrent plus sous la pression des oligarchies que dans le sens de l'intérêt général en matière conjugale, familiale et éducative.
 
 
Zenit - Pourquoi tout en disant non aux injustices et aux discriminations, l'Eglise dit-elle « non » aussi à la proposition française à l'ONU ?
 
Mgr T. Anatrella - L'Église est opposée à la pénalisation de l'homosexualité et n'admet pas la peine de mort contre ces personnes. Le Catéchisme de l'Église Catholique (n. 2357) rappelle qu'elles ne doivent pas être l'objet « de discrimination injuste ». Mais au lieu de demander aux différents États du monde de supprimer la pénalisation et la criminalisation de l'homosexualité, il serait exigé, dans le document français, de lutter contre toutes les législations discriminatoires à l'égard des personnes homosexuelles en mettant sur le même plan toutes les orientations sexuelles. Nous franchissons ici un pas de plus car en demandant la levée légitime des peines civiles, on exige autre chose qui n'a rien à voir avec cette nécessité. Le texte présenté par la France au vote de l'Assemblée Générale de l'ONU ne porte pas uniquement sur la dépénalisation mais sur la non-discrimination générale de l'homosexualité afin de favoriser la reconnaissance de ce que l'on appelle improprement le « couple » entre personnes de même sexe à travers le mariage et l'adoption des enfants. Si ce texte était accepté, cela permettrait de mettre en cause les pays qui n'acceptent ni l'un, ni l'autre et ne reconnaissent pas l'égalité entre un couple formé par un homme et une femme et une relation constitué de deux personnes de même sexe. Le stratagème est toujours le même. Il s'agit de présenter de façon compassionnelle un problème sur lequel on ne peut être que d'accord pour faire accréditer des droits qui sont incohérents par rapport à la situation des intéressés.
 
Les personnes homosexuelles ne sont pas privées de leurs droits civiques. Si tous les citoyens sont égaux devant la loi, encore faut-il être, par exemple, dans la situation requise pour se marier, concevoir, adopter et éduquer des enfants. La société ne peut s'organiser qu'à partir de l'homme et de la femme qui représentent les deux seules identités qui existent. L'homosexualité reste une question singulière qui n'entre pas dans le champ conjugal et familial. Elle est devenue aujourd'hui un argument politique dans l'aveuglement anthropologique des décideurs politiques.
 
Faut-il rappeler que la conception du mariage est relatif uniquement à l'association d'un homme et d'une femme et non pas aux modalités d'une orientation sexuelle (laquelle choisir ?). Le mariage n'est pas la reconnaissance par l'officier d'état civil des sentiments qui unissent deux personnes, sinon n'importe qui pourrait se marier avec n'importe qui, mais la reconnaissance qu'un homme et une femme établissent une communauté de vie parce qu'ils sont hommes et femmes et que la société a besoin de leur relation et de leur engagement pour assurer le lien social et la cohésion familiale si des enfants naissent de leur union ou qu'ils les adoptent. Ils sont les seuls à mettre en œuvre l'amour conjugal puisqu'ils intègrent et articulent le sens de la différence sexuelle. Ils symbolisent l'association du masculin et du féminin, ils sont représentatifs du sens de l'altérité à l'origine de l'amour et seule leur union inscrit dans une histoire et une lignée lisible pour la filiation et les générations futures. Elle est le socle de la transmission et du lien social. Ce n'est pas la famille qui est incertaine aujourd'hui, mais le couple qui se trouve fragilisé et qui fragilise la famille. Le législateur au lieu de considérer les vrais problèmes ne fait qu'aggraver la situation en entretenant les symptômes avec des lois inadaptées. Il se laisse induire par des idéologies et notamment celle de l'orientation sexuelle qui ne peut qu'ajouter du doute à l'incertitude identitaire. Le contexte culturel est loin de favoriser une saine élaboration de la vie affective alors que, faut-il le rappeler, si 38% des couples divorcent 62% restent mariés et assurent la qualité et la continuité du lien conjugal et familial. Dans le Code Civil on trouve tout et son contraire, ce qui dévalorise le sens du mariage et de la filiation. Est-il nécessaire de rappeler que ce sont les personnes qui sont sujets de droits et de devoirs et non pas des orientations subjectives et encore davantage lorsqu'elles ne sont pas à la source du couple, du mariage et de la filiation.
 
 
Zenit - La proposition française comporte-t-elle un danger « social » ?
 
Mgr T. Anatrella - Très certainement. D'ailleurs la France se fait l'ambassadrice des associations homosexuelles qui, à l'occasion de la lutte contre l'homophobie, ont instamment demandé qu'elle intervienne auprès de l'ONU. La loi fabrique une société de paranoïaques en utilisant la notion de « phobie » lorsqu'une personne se croit refusée sous le prétexte que l'on ne peut pas accepter ses revendications. La notion d'homophobie est très discutable car, en son nom, nous sommes en train de créer un statut de citoyen supérieur aux autres qui devrait être surprotégé et disposer de droits alors que sa situation est incompatible avec la conjugalité et la filiation.
 
Venons-en au texte proposé par la France. L'intitulé du projet est déjà tout un programme : « Déclaration sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre ». Je l'ai évoqué plus haut la notion « d'orientation sexuelle » n'est pas évidente et pose de nombreux problèmes lorsque des responsables politiques veulent en faire une norme sociale. Savent-ils ce qu'est une orientation sexuelle, ce qu'elle représente psychologiquement et l'écart qui peut exister avec l'identité sexuelle ? La société peut-elle s'organiser à partir d'une orientation sexuelle ? A partir du moment où une orientation sexuelle est légitimée pourquoi en pénaliser certaines et ne pas toutes les reconnaître ? La notion de couple a-t-elle un sens pour vivre une orientation sexuelle ? Quels effets sur la psychologie de l'adulte à venir lorsque des enfants vivent dans le cadre d'une relation fondée sur une orientation sexuelle ? L'orientation sexuelle est une réalité psychique des plus mouvante qui, si elle est vécue par diverses personnes, peut difficilement être retenue comme un critère de vie sociale et une référence instituante pour la société.
 
Il en va de même avec la notion de « l'identité de genre » qui figure dans le titre de la déclaration française. Elle reprend la terminologie de l'idéologie de « la théorie du genre » qui laisse entendre que l'identité sexuelle est une construction sociale et procède de la culture que la loi sociale peut faire et défaire. C'est une façon de supprimer l'identité personnelle. La théorie du genre est plus pernicieuse que le marxisme et, sous couvert de libération subjective de la différence sexuelle, elle prépare de nouvelles aliénations que l'on retrouve dans la plupart des séries télévisées qui banalisent les confusions du genre. Elle provoquera davantage de dégâts que le marxisme en altérant la symbolique conjugale et familiale qui a mis des siècles pour se construire.
 
 
Zenit - Il y a donc une distinction à faire entre les personnes homosexuelles et, disons, une forme d'« idéologie » ?
 
Mgr T. Anatrella - Sans aucun doute. D'ailleurs la plupart ne se reconnaissent pas dans toutes ces revendications, ne voulant ni se marier ni assumer la charge éducative d'enfants. Beaucoup le disent: « je ne tiens pas à imiter les hommes et les femmes et encore moins à impliquer des enfants dans une situation qui est assez compliquée comme cela ! » Psychologiquement et socialement, il n'y a aucune parité entre un couple formé par un homme et une femme et le duo de deux personnes de même sexe. Comme je le montre dans mon dernier livre La tentation de Capoue, les structures de fonctionnement de l'un et de l'autre et leur symbolique ne sont pas identiques ni de même nature. D'autres veulent à tout prix pouvoir se marier et adopter des enfants, uniquement comme une possibilité, en sachant qu'ils ne le feront pas, mais c'est simplement afin d'être considérés comme tout le monde. Faut-il révolutionner le droit matrimonial celui de la famille et de la société pour satisfaire une revendication aussi singulière et qui ne va pas dans le sens de l'intérêt général ? Il s'agit d'une soif de reconnaissance et d'un mauvais calcul à l'image du film « Comme les autres » qui met en scène deux hommes dont l'un veut un enfant et l'autre pas, avec l'idée que l'on peut être « parents » comme les autres. Il s'agit d'une vision de l'esprit car ils ne sont pas des parents comme les autres puisque l'enfant a besoin d'un homme qui soit son père et d'une femme qui soit sa mère pour se développer et non pas d'une parenté fabriquée avec des morceaux de corps et divisée entre plusieurs personnes. C'est une façon de vouloir accréditer la thèse d'une parenté asexuée et d'une filiation désincarnée sur le même modèle qu'une forme de sexualité valorisée aujourd'hui autour de la division païenne du corps et de l'esprit. La philosophie irréaliste du genre soutien ainsi une vision éclatée de la parenté du géniteur (le créateur de l'enfant), distincte de la parenté sociale (celui qui donne le nom) de la parenté éducative (celui qui éduque l'enfant) sous le seul prétexte du divorce ou de l'existence de familles dite monoparentales ou recomposées (cette dernière étant une fiction de langage car l'enfant n'a pas plusieurs familles). Autrement dit, faute d'une vision sur le sens du mariage, du couple et de la famille se sont les mœurs qui feraient la loi. La préparation en France du statut du « beau-parent » va dans ce sens et dans le sens du morcellement de la famille et de la parenté en créant une sorte de parenté sociale. Nous nous étonnerons par la suite d'avoir des enfants et des adolescents en manque de repères, agités, violents, à la psychologie impulsive et fractionnée dont le symptôme souvent présenté dans nos consultations est l'inaptitude à la concentration. Dès qu'une société joue avec le déni de la différence sexuelle, avec les règles conjugales en valorisant les ruptures et avec les normes de la filiation on assiste à une lente démotivation, désinstitutionalisation des citoyens et à une perte de l'objectivité des réalités fondatrices. La confusion ne peut produire que ce genre de violence qui se retourne contre les sujets.
 
 
Zenit - Les manifestations de lobbies homosexuels comportent souvent une forme de « provocation ». Derrière les provocations, n'y a-t-il pas aussi une accumulation de souffrances ?
 
Mgr T. Anatrella - On peut le penser et c'est souvent le cas, même si toutes ces attitudes sont habillées de prétextes qui se veulent nobles. Les provocations peuvent être le résultat de souffrances. Mais encore faut-il savoir de quelles souffrances il s'agit et pourquoi elles sont utilisées sur le modèle de la provocation ? Il y a souvent de la mauvaise foi comme on l'a exprimé récemment lors d'une manifestation d'une centaine de personnes à Rome reprochant à l'Église d'être favorable à la pénalisation de l'homosexualité. Ce qui est inexact et injuste. L'Église lutte pour que toutes les personnes soient respectées dans leur dignité et leurs droits. Les intéressés reprochent souvent à la société d'être la cause de leurs souffrances en étant discriminés lorsque l'accès au mariage et à la parenté leur sont refusés. C'est une façon de socialiser une situation psychique qui est plus compliquée. Certains veulent être acceptés et reconnus là où ils ne parviennent à réaliser cette double tâche pour eux-mêmes. Je pense que cette provocation peut relever également d'une autre problématique qui est celle de la transgression. En raison de leur difficulté à intérioriser intimement la différence sexuelle avec le sens de l'altérité qui l'accompagne, certains adoptent des conduites transgressives en provoquant la société à changer ses normes sexuelles et font tout pour déconsidérer le couple formé par un homme et une femme. Ainsi, en France le pacs qui a été voulu pour faciliter l'association des personnes homosexuelles, n'a guère eu de succès auprès d'eux puisque seulement 5 à 7% des personnes pacsées relèvent de cette catégorie pour 93% de pacs contractés par des couples formés entre un homme et une femme. Pendant ce temps, nous assistons à une chute du nombre des mariages. Le pacs est devenu un contrat à l'image de la précarité affective contemporaine et l'on peut se demander ce qu'il advient d'une société lorsque les citoyens ne s'engagent plus et ne se relient plus juridiquement à la société ? La question se pose de savoir si le pacs n'a pas perverti le sens du mariage ? Par touches successives, la société se trouve déstabilisée dans ses références sexuelles. Il s'agit d'un travail idéologique de sape qui progresse actuellement dans l'aveuglement des citoyens.


http://www.zenit.org/article-19574?l=french
 
 
 
Pour rappel, je condamne évidemment tout acte à connotation homophobe, qui irait à l'encontre de la liberté et de l'intégrité de l'individu.
 
Mais je trouve que malheureusement, on a tendance à placer le terme "homophobe" partout, histoire du coup d'éviter tout débat possible au sujet de l'homosexualité. :/... et surtout dès que l'on émet l'opinion de ne pas être tout à fait d'accord avec les revendications de la communauté homosexuelle.

Message cité 1 fois
Message édité par fogarino le 24-04-2009 à 14:54:31
n°18251724
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 15:18:27  profilanswer
 

Fructidor a écrit :


 
Exact :il n'y a pas d'obstacle au plaisir même lorsqu'il n'y a pas de possibilité de procréation (si le couple ne veut pas d'enfant., s'il est agé, s'il est infécond, etc). Le plaisir est même indispensable à l'entente du couple.


punaise, j'ai réussi à avoir l'aval de Fructidor !!!!! [:wark0]
 
 
[:cerveau love] Oh merci mon die.... euh, merci quoi [:cerveau manust]
 
 
[:cerveau cupra]

n°18252394
guiness7
Posté le 24-04-2009 à 16:12:40  profilanswer
 
n°18252402
guiness7
Posté le 24-04-2009 à 16:13:24  profilanswer
 
n°18252558
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 16:29:06  profilanswer
 


 


 
Ah... je pense que dieu essaie de nous envoyer un message...  [:cerveau klem]
 
Ah les vieux de nos jours, ça a décidément du mal avec internet... [:cerveau manust]

n°18253457
Wunderlich
Posté le 24-04-2009 à 17:59:33  profilanswer
 

cartemere a écrit :


 
Ah... je pense que dieu essaie de nous envoyer un message...  [:cerveau klem]
 
Ah les vieux de nos jours, ça a décidément du mal avec internet... [:cerveau manust]


 
Non, amha, ce n'est pas Dieu :  
il n'aurait pas l'outrecuidance de communiquer en anglais sur un forum français :o  

n°18253522
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 18:08:15  profilanswer
 

Wunderlich a écrit :


 
Non, amha, ce n'est pas Dieu :  
il n'aurait pas l'outrecuidance de communiquer en anglais sur un forum français :o  


et pourquoi ça d'abord :o
 
Dieu est censé avoir un message universel, et qu'elle est la langue universelle ?

n°18253600
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 18:18:00  profilanswer
 

ah il semblerait qu'on ai plus de précisions sur Dieu :
http://forum.hardware.fr/hfr/Discu [...] 7898_1.htm
 
Il a l'air de faire déferler sa colère contre hfr, qui serait constamment en train de "violer" les droits d'auteur :o

n°18253905
pixedelism​e
le pixedelisme c cool
Posté le 24-04-2009 à 19:03:09  profilanswer
 

je vois pas où est le probleme avec le pape, a moins de ne pas avoir lu ses déclarations entières j'ai compris: "le préservatif ne va pas arreter le sida, être fidèle a son conjoint (l'amour blabla) oui" .......ça reste logique non ? apres forcément tout le monde n'adhère pas a sa vision idylique et dans ce cas là ta besoin du préservatif  :heink:


Message édité par pixedelisme le 24-04-2009 à 20:30:34
n°18254473
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 24-04-2009 à 20:13:36  profilanswer
 

fogarino a écrit :

Pour ceux qui veulent mieux "comprendre" la position de l'Eglise/du Pape sur l'homosexualité  :jap:
(Ca demande aussi du temps pour lire, mais disons que ça permet aussi de comprendre plus précisement les choses, et surtout d'éviter des raccourcis souvent trompeurs.)

 


Voici déjà une petite introduction :

 

(...)

 

Pour rappel, je condamne évidemment tout acte à connotation homophobe, qui irait à l'encontre de la liberté et de l'intégrité de l'individu.

 

Mais je trouve que malheureusement, on a tendance à placer le terme "homophobe" partout, histoire du coup d'éviter tout débat possible au sujet de l'homosexualité. :/... et surtout dès que l'on émet l'opinion de ne pas être tout à fait d'accord avec les revendications de la communauté homosexuelle.


Ce qui est intéressant avec toi, c'est qu'à chaque fois que tu veux essayer de nous faire comprendre que la position de l'Eglise n'est pas aussi pire que celle que l'on pense qu'elle est, et bien tu nous sors des textes qui confirme bien le pire. Et ici encore, ça n'échappe pas à la règle.

 

Morceaux choisis de ta première citation :

 
Citation :

L’homosexualité se présente souvent, chez les personnes homosexuelles, comme une définition constitutive de leur être même : « Je SUIS mon homosexualité, et donc, condamner l’homosexualité, c’est me condamner. » Cette erreur provient du fait que la sexualité, comme la religion, est le lieu où s’exprime ce qu’il y a de plus intime dans le cœur de l’homme. Les hommes sont par nature des êtres relationnels. C’est pour cela que la sexualité peut prendre un caractère quasi « religieux », et parfois même se transformer en forme d’idolâtrie.


Foutaises. On ne choisit pas sa sexualité, et oui, ça fait partie intégrante de sa personne. Il y a des êtres humains qui sont des hommes, d'autres qui sont des femmes, certains qui sont hétérosexuels et d'autres homosexuel. On ne choisit pas sa sexualité, on nait avec, c'est ton Dieu qui la donne si tu préfères. Il y aucun caractère mystique ou religieux dans l'expression ou la reconnaissance de sa sexualité, faut pas péter un boulon là ...

 
Citation :


Le Catéchisme de l’Eglise Catholique affirme ensuite que les actes homosexuels sont « intrinsèquement désordonnés, contraires à la loi naturelle » (CEC 2357). Dans les Saintes Ecritures, l’homosexualité est considérée comme un « dépravation grave » (Gn 19, 1-29 ; Lv 20, 13 ; Rm 1,24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10). L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique, avec une grande confiance dans l’amour infini de Dieu.


Là on touche le fond  [:prozac]

 

Les actes homosexuels sont contre la loi naturelle ? Foutaises. Dans la nature, une énorme majorité des espèces présentent des caractères homosexuels chez une partie non négligeable de leurs invididus. L'homosexualité au contraire est naturelle, totalement naturelle et ça n'est en rien une dépravation, c'est un acte naturel. Si ça vous plait pas, faut se plaindre au SAV de votre Dieu qui a construit la nature comme ça hein :o

 

C'est du puanteur totale cette vision des choses : l'homosexuel est malade. Une bonne vision nauséabonde et obscurantiste moyen ageuse. Non, l'homosexuel est un être humain normal qui n'a pas à rejeter sa sexualité, il est comme ça parce qu'il est comme ça, point barre.

 

Ensuite sur l'interview de la seconde :

 
Citation :


Le texte présenté par la France au vote de l'Assemblée Générale de l'ONU ne porte pas uniquement sur la dépénalisation mais sur la non-discrimination générale de l'homosexualité afin de favoriser la reconnaissance de ce que l'on appelle improprement le « couple » entre personnes de même sexe à travers le mariage et l'adoption des enfants.


Si je comprend bien, l'Eglise est en train de dire que la France défend une position à l'ONU qui est celle de la reconnaissance du couple homosexuel avec les mêmes droits qu'un couple hétéro. Bien. Le truc sur lequel il a pas percuté ton évêque là, c'est que la France et le gouvernement de Sarkozy ne veut pas de cela. Donc la France défendrait à l'ONU une position qu'elle rejette chez elle ? C'est intéressant. Et on est sensé croire ça, vraiment ? :D

 

Je ne cite pas ou commente pas le reste, tout est à l'avenant, il y a pas un passage pour sauver l'autre :/

 

Bref, merci avec ces extraits là de confirmer ce que l'on pensait et savait :jap:

Message cité 2 fois
Message édité par Ernestor le 24-04-2009 à 20:17:15
n°18254774
Fructidor
Posté le 24-04-2009 à 20:43:37  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

Les actes homosexuels sont contre la loi naturelle ? Foutaises. Dans la nature, une énorme majorité des espèces présentent des caractères homosexuels chez une partie non négligeable de leurs invididus. L'homosexualité au contraire est naturelle, totalement naturelle et ça n'est en rien une dépravation, c'est un acte naturel. Si ça vous plait pas, faut se plaindre au SAV de votre Dieu qui a construit la nature comme ça hein :o


 
La loi naturelle n'a rien avoir avec ce qui est "naturel" ou "ce qui existe dans la nature". La loi naturelle c'est ce qui est conforme à la nature de l'homme. C'est une notion philosophique.

n°18254812
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 24-04-2009 à 20:45:40  profilanswer
 

Et en quoi l'homosexualité est contraire à la loi naturelle ? Pourquoi l'homme ne pourrait pas être homo ?

n°18255220
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 24-04-2009 à 21:12:03  profilanswer
 

C'est quand même aussi écrit : "l’homosexualité est considérée comme un dépravation grave" et "L’Eglise invite donc les personnes qui ressentent ces tendances à renoncer à les mettre en pratique".
 
Donc c'est que ça lui pose clairement un problème qu'il y ait des homosexuels. Sans même aller jusqu'à parler du couple homo et de ses droits.

n°18255256
Fructidor
Posté le 24-04-2009 à 21:14:04  profilanswer
 

Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste.
 
  Catéchisme de l'Eglise catholique, 2358

n°18255274
Ernestor
Modérateur
modo-coco :o
Posté le 24-04-2009 à 21:14:56  profilanswer
 

En quoi c'est une épreuve ? Ils sont homos, ils sont homos, point barre. L'épreuve n'est pas dans leur homosexualité, mais de le rejet de ce qu'ils sont par certains.

n°18255506
Fructidor
Posté le 24-04-2009 à 21:27:19  profilanswer
 

Ernestor a écrit :

En quoi c'est une épreuve ? Ils sont homos, ils sont homos, point barre. L'épreuve n'est pas dans leur homosexualité, mais de le rejet de ce qu'ils sont par certains.


 
Oui, c'est possible. D'ou la nécessité du respect.

n°18257073
lokilefour​be
Posté le 24-04-2009 à 22:51:08  profilanswer
 


L'homosexualité est une variabilité comportementale au même titre que la couleur de peau, des yeux, des cheveux, ou la taille, sont des variables physiques au sein de notre espèce.
Ce n'est pas parce que l'église stigmatise cette variabilité qu'elle doit être considérée autrement que ce qu'elle est, une possibilité du hasard, du développement d'un individu.
Le point de vue de l'église sur l'homosexualité est aussi stupide et rétrograde que si on stigmatisait les rouquins.
 
De plus l'homosexualité doit être aussi vieille que l'homme, voire plus, puisque des comportements homosexuels existent chez des animaux.
Cette variabilité n'a pas empêché notre espèce de survivre, sinon on ne serait pas là pour en  discuter. Tout comme les rouquins n'ont pas provoqué la disparition d'homo sapiens.


---------------

n°18257385
cartemere
Posté le 24-04-2009 à 23:20:49  profilanswer
 

lokilefourbe a écrit :

L'homosexualité est une variabilité comportementale au même titre que la couleur de peau, des yeux, des cheveux, ou la taille, sont des variables physiques au sein de notre espèce.
Ce n'est pas parce que l'église stigmatise cette variabilité qu'elle doit être considérée autrement que ce qu'elle est, une possibilité du hasard, du développement d'un individu.
Le point de vue de l'église sur l'homosexualité est aussi stupide et rétrograde que si on stigmatisait les rouquins.


Les noirs ont été stigmatisés pendant des années par, et avec le soutient officiel de l'église... en fait tout ce qui ne rentre pas dans le moule décrit par les textes saints est stigmatisé.
 
L'Eglise a du faire des efforts énormes pour revenir sur son point de vue concernant les noirs, et n'a changé sa position qu'en voyant qu'elle allait à contre-courant de l'opinion publique.
 
La considération des homo-sexuels est quelque chose de relativement récent dans l'opinion publique et nos sociétés occidentales : c'est loin d'être le cas partout dans le monde (cf. Cote d'ivoire récemment, ou même en Europe avec la Pologne).
Bref, à mon sens il faut laisser le temps au temps : l'Eglise n'a pas une hiérarchie lui permettant de réagir et de s'adapter rapidement aux changements de moeurs, d'autant plus qu'elle est ancrée sur des règles qui ont été définies il y a quelques milliers d'années, avec les moeurs de l'époque...

n°18257697
anthoto1
Posté le 25-04-2009 à 00:00:29  profilanswer
 

cartemere a écrit :


L'Eglise a du faire des efforts énormes pour revenir sur son point de vue concernant les noirs, et n'a changé sa position qu'en voyant qu'elle allait à contre-courant de l'opinion publique.


 
Pure bullshit. L'Eglise a un temps cautionné l'esclavage mais a également été la première instance officielle à le condamner. Bien avant que quelque chose ressemblant de près ou de loin à l'opinion publique existe !

n°18257865
cartemere
Posté le 25-04-2009 à 00:22:09  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :


 
Pure bullshit. L'Eglise a un temps cautionné l'esclavage mais a également été la première instance officielle à le condamner. Bien avant que quelque chose ressemblant de près ou de loin à l'opinion publique existe !


j'aime bien la dissociation :
- elle a supporté l'esclavagisme, mais c'était pas sérieux: c'était "juste un temps".
- par contre elle a été "la première"  
 
:D
 
quelques ajouts :

  • Il me semble (la flemme de chercher des sources, mais si j'ai tort j'aimerais bien être corrigé :jap: ) que les premiers à remettre en cause l'esclavagisme étaient les philosophes de l'époque.
  • par "instance officielle", je suppose que tu parles de pays (oui l'ONU n'existait pas à l'époque :o)... tous les autres pays avaient une économie dépendante des colonies et de l'esclavagisme... il était donc difficile pour un état de sacrifier une partie de ses richesses et de sa prestance, et ainsi fragiliser sa position face aux pays limitrophes.
  • par contre je me pose la question du pourquoi l'église a initialement promu l'esclavagisme :/

n°18257904
Emile Zulu
Posté le 25-04-2009 à 00:28:55  profilanswer
 

cartemere a écrit :


Les noirs ont été stigmatisés pendant des années par, et avec le soutient officiel de l'église... en fait tout ce qui ne rentre pas dans le moule décrit par les textes saints est stigmatisé.
 
L'Eglise a du faire des efforts énormes pour revenir sur son point de vue concernant les noirs, et n'a changé sa position qu'en voyant qu'elle allait à contre-courant de l'opinion publique.
 
La considération des homo-sexuels est quelque chose de relativement récent dans l'opinion publique et nos sociétés occidentales : c'est loin d'être le cas partout dans le monde (cf. Cote d'ivoire récemment, ou même en Europe avec la Pologne).
Bref, à mon sens il faut laisser le temps au temps : l'Eglise n'a pas une hiérarchie lui permettant de réagir et de s'adapter rapidement aux changements de moeurs, d'autant plus qu'elle est ancrée sur des règles qui ont été définies il y a quelques milliers d'années, avec les moeurs de l'époque...


source ?

n°18257911
Emile Zulu
Posté le 25-04-2009 à 00:29:45  profilanswer
 

cartemere a écrit :


j'aime bien la dissociation :
- elle a supporté l'esclavagisme, mais c'était pas sérieux: c'était "juste un temps".
- par contre elle a été "la première"  
 
:D
 
quelques ajouts :

  • Il me semble (la flemme de chercher des sources, mais si j'ai tort j'aimerais bien être corrigé :jap: ) que les premiers à remettre en cause l'esclavagisme étaient les philosophes de l'époque.
  • par "instance officielle", je suppose que tu parles de pays (oui l'ONU n'existait pas à l'époque :o)... tous les autres pays avaient une économie dépendante des colonies et de l'esclavagisme... il était donc difficile pour un état de sacrifier une partie de ses richesses et de sa prestance, et ainsi fragiliser sa position face aux pays limitrophes.
  • par contre je me pose la question du pourquoi l'église a initialement promu l'esclavagisme :/



source ?

n°18258060
BoraBora
Dilettante
Posté le 25-04-2009 à 01:02:00  profilanswer
 

anthoto1 a écrit :

Pure bullshit. L'Eglise a un temps cautionné l'esclavage mais a également été la première instance officielle à le condamner. Bien avant que quelque chose ressemblant de près ou de loin à l'opinion publique existe !


L'opinion publique existant depuis les toutes premières sociétés ("Vox populi, vox Dei", ça te dit rien ?), cela voudrait dire que les cathos ont dénoncé l'esclavage dès la préhistoire ? Bigre, quel révélation historique ! [:aras qui rit]


---------------
Qui peut le moins peut le moins.
n°18258061
cartemere
Posté le 25-04-2009 à 01:02:12  profilanswer
 

  

Un exemple parmi tant d'autres (il suffit de tapper "esclavage" "eglise" dans google pour avoir quelques dizaines de milliers de résultats dans ce sens)
http://www.clicanoo.com/article.php?id_article=97548

Citation :

Pourtant, la conversion des esclaves apparaît comme un point essentiel dans une telle société puisque c’est l’évangélisation qui justifie l’esclavage. A ce propos, l’abbé Rigord écrit en 1845 : « Que de milliers de ces malheureux ont trouvé dans la servitude la liberté des enfants de Dieu ». La traite est donc considérée comme une chance pour les asservis de pouvoir entendre l’évangile.

 
Citation :

Le « Code Noir » de 1723 est très clair à ce sujet et demande dès le premier article de faire instruire dans la religion catholique, apostolique et romaine et de faire baptiser tous les esclaves, s’ils ne l’ont été : « Tous les esclaves... seront baptisés ; ordonnons aux habitans qui achèterons des Nègres nouvellement arrivés, de les faire instruire et baptiser ; enjoignons aux Conseils... d’y tenir exactement la main ».

 

L'église a d'ailleurs fait des excuses officielles à l'occasion du bicentenaire (il me semble) de l'abolition...

 


tu découvres vraiment ça ou tu essaies de me titiller :??:
(les croyants ont tendance à omettre ce "détail de l'histoire", mais je n'ai jamais vu quelqu'un faire du révisionnisme là dessus...)

Message cité 2 fois
Message édité par cartemere le 25-04-2009 à 01:02:46
n°18258121
Emile Zulu
Posté le 25-04-2009 à 01:21:18  profilanswer
 

cartemere a écrit :


 
Un exemple parmi tant d'autres (il suffit de tapper "esclavage" "eglise" dans google pour avoir quelques dizaines de milliers de résultats dans ce sens)
http://www.clicanoo.com/article.php?id_article=97548

Citation :

Pourtant, la conversion des esclaves apparaît comme un point essentiel dans une telle société puisque c’est l’évangélisation qui justifie l’esclavage. A ce propos, l’abbé Rigord écrit en 1845 : « Que de milliers de ces malheureux ont trouvé dans la servitude la liberté des enfants de Dieu ». La traite est donc considérée comme une chance pour les asservis de pouvoir entendre l’évangile.


 

Citation :

Le « Code Noir » de 1723 est très clair à ce sujet et demande dès le premier article de faire instruire dans la religion catholique, apostolique et romaine et de faire baptiser tous les esclaves, s’ils ne l’ont été : « Tous les esclaves... seront baptisés ; ordonnons aux habitans qui achèterons des Nègres nouvellement arrivés, de les faire instruire et baptiser ; enjoignons aux Conseils... d’y tenir exactement la main ».


 
L'église a d'ailleurs fait des excuses officielles à l'occasion du bicentenaire (il me semble) de l'abolition...
 
 
tu découvres vraiment ça ou tu essaies de me titiller :??:
(les croyants ont tendance à omettre ce "détail de l'histoire", mais je n'ai jamais vu quelqu'un faire du révisionnisme là dessus...)


quel est le rapport entre le code noir et la prétendue promotion de l'esclavagisme par l'eglise ? on baptise les esclaves, ok. mais en quoi c'est un soutien à l'esclavagisme ?

n°18258339
Emile Zulu
Posté le 25-04-2009 à 02:12:24  profilanswer
 


ça ne veut rien dire...
on a réduit les gens en esclavage pour les faire travailler dans les colonies, pas pour les convertir...

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