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Auteur | Sujet : [Topic unique] Matière noire (sombre), Energie sombre (noire) |
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toto408 free porn | Reprise du message précédent :
--------------- OverClocking-Masters |
![]() Publicité | Posté le 05-12-2017 à 23:29:27 ![]() ![]() |
zenith Là-haut perché dans la pensée. | Justement c'est un gros problème... la mécanique quantique prédit une énergie du vide gigantesque, alors qu'expérimentalement elle est énormément plus faible. Et donc pour l'instant on ne sait pas pourquoi...
Message édité par zenith le 11-12-2017 à 10:56:55 |
olive127 Briseur de fonction d'onde | "Je pense pouvoir dire sans trop me tromper que personne ne comprend la mécanique quantique.", Richard Feynman. |
zenith Là-haut perché dans la pensée. | Une nouvelle détection indirecte :
Message édité par zenith le 31-12-2017 à 19:48:58 |
zenith Là-haut perché dans la pensée. | Le neutron impliqué dans la matière noire ?
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zenith Là-haut perché dans la pensée. |
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stefes007 M'enfin ! | mode lurkeur off: ce n'est pas parce que tu es le seul à faire un post par an sur ce topik que personne ne te lis, donc keep going |
Rem82 | |
![]() Publicité | Posté le 29-07-2019 à 12:57:13 ![]() ![]() |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Un petit topo sur la matière noire que j'avais rédigé sur Futura : La matière noire est devenu un concept clé de l'astrophysique dans la seconde moitié du XXe siècle, et vu qu'on ne sait pas ce que c'est, le mieux est d'expliquer comment on l'a raffiné pour en dresser un genre de portrait robot. Ce qui représente une longue histoire... En 1933 l'astronome Fritz Zwicky mesure la distribution des vitesses des galaxies de l'amas de Coma. Un des théorèmes les plus fameux de l'astrophysique, le théorème du viriel dit que l'énergie cinétique Mv²/2 d'un système lié par la gravitation représente la moitié de son énergie gravitationnel GM²/R. Il estime M avec la luminosité de l'amas, R est donné par la taille angulaire et la distance, et il trouve que si l'amas a cette masse là, il devrait être dissocié depuis longtemps. Ça introduit donc l'idée que la masse lumineuse n'est pas le bon estimateur de la masse totale, de plus d'un ordre de grandeur. En 1936 Sinclair Smith fait une mesure similaire dans l'amas de Virgo et arrive aux mêmes conclusions. Puis ces résultats obtenus sur les amas de galaxie se prolongent sur les galaxies elles mêmes. En 1939 Babcock mesure la rotation de la galaxie d'Andromède, et trouve qu'elle est beaucoup plus élevée que ce qu'on attendait. Pareillement en 1940 Oort mesure aussi une rotation anormalement importante dans la galaxie NGC 3115. En 1959, Louise Volders montre que les mesures de la courbe de rotation de M33, réalisée grâce à la détection de la raie de l'hydrogène neutre, ne décroissent pas selon le rayon (loi de Kepler) comme on s'y attend en se basant sur la distribution de lumière. En 1963 Arrigo Finzi obtient des conclusion analogue en se basant cette fois sur le mouvement des amas globulaires autour de notre galaxie. Elle calcule que la masse déduite de leur vitesse orbitalea une valeur 3 fois plus grande que celle provenant des mesures de rotation de la partie centrale. Ça se précise encore en 1970, où Vera Rubin et W. Ford Jr mesurent la rotation de la galaxie d'Andromède (M31). Ceci marque le début d'une série de mesures systématiques qui vont mettre en évidence le fait que les courbes de rotation des galaxies spirales sont plates à grande distance du centre, ce qui ne n'explique pas avec la composante visible. Ce résultat est confirmé et étendu en 1975 par Roberts et Whitehurst qui observent M31 dans la raie à 21 cm de l'hydrogène ce qui leur permet de mesurer la courbe de rotation bien plus loin du centre que ce qu'on peut faire en optique. Entre temps, en 1973 Ostriker et Peebles on montré par des simulations numériques que les disques galactiques sont instables en l'absence d'un halo étendu de matière noire. Quelle est la nature de cette matière noire. On pense aux neutrinos, mais en 1982 Peebles montre qu'il est difficile de comprendre la formation des galaxies si la matière noire est constituée de neutrinos. Il étudie l'hypothèse de particules plus massives, ce qui lance l'idée que la matière noire est froide (CDM pour cold dark matter). Hypothèse reprise en 1984 par Blumenthal, Faber, Primack et Rees pour expliquer la formation des grandes structures. En 1984 toujours, John Ellis et ses collaborateurs étudient de manière détaillée l'hypothèse que la matière noire soit constituée de particules supersymétriques. L'existence de ce type de particules a été introduite en 1981 par Georgi et Dimopoulos qui proposent une extension supersymétrique réaliste au modèle standard, le MSSM (minimal supersymmetric standard model), dans lequel les superpartenaires ont des masses de l'ordre de la centaine de GeV. En 1985, un article de Goodman et Witten lance l'idée d'une détection directe, et de premières expériences sont montées en 1986 à Homestake et Oroville. En 1988, l'expérience japonaise Super-Kamiokande révèle que le neutrino ne représente que 20% de la masse manquante. Dans les années 90, deux programmes, EROS (Expérience de Recherche d'Objets Sombres) et MACHO (Massive Compact Halo Objet), ont pour objectif de d'estimer la composante baryonique de la matière noire (naines brunes, planète, trous noirs) dans les halos galactiques par effet de microlentille gravitationnelle. Ces deux études révèlent que les objets compacts sombres ne représentent pas plus de 15% de la matière noire. Il reste encore la composante gazeuse. La matière noire semble présente en grande quantité dans les galaxies à forte luminosité. Ce qui pourrait suggérer que la matière sombre se condense pour former des étoiles rendant la galaxie plus lumineuse, tandis qu'elle reste sous forme de gaz d'hydrogène dans les galaxies peu lumineuses.Mais cette hypothèse n'est valable qu'à l'échelle des galaxies alors que la quantité de matière sombre est encore plus importante aux grandes échelles. Plus de références historiques ici, rassemblé par Richard Taillet Si on synthétise : - la masse lumineuse et les lois de Newton ne suffisent pas à expliquer la dynamique de l'univers. L'ajout de composante baryonique sombre (astre non lumineux, gaz d'amas) ne permet pas de faire le compte, pas plus que la prise en compte des neutrinos. Avec ces différents éléments qui permettent de circonscrire les hypothèses permises, on réalise un modèle d'univers avec deux paramètre principaux : densité de matière baryonique et densité de matière sombre. On ajuste ces deux paramètres pour qu'ils reproduisent exactement le spectre des fluctuation du CMB. Et ça donne les valeurs que l'on trouve aujourd'hui dans la littérature. Mesurer la matière noire Les différents moyens qui sont utilisés localement (pour une galaxie ou un amas donné) : La masse totale d'un amas est déduite : On peut ajouter a cela l'observation de certaines collisions d'amas qui donnent des indices très probants (amas de la Balle aka Bullet cluster). Au niveau global, on a vu le modèle de concordance du CMB, auquel s'ajoute l'apport des simulations informatiques de formation des grandes structures : il faut une certaine proportion de matière noire froide (i.e. : non relativiste) pour reproduire la structure de l'univers actuel. Il en faut également pour reproduire la dynamique actuelle des amas à très grande échelle (Laniakea...). C'est la concordance de toutes ces mesures, à différentes échelles (galaxie, amas, univers entier), en s'aidant de "proxies" très différents pour estimer la masse non lumineuse, qui donne une grande consistance à l'hypothèse CDM (cold dark matter).
Il y a des contraintes. On a des arguments probant pour penser qu'elle est majoritairement froide (v/c < 1e-8), mais à part ça, y'a du monde au portillon. Si on résume on a : 1. Les candidats baryoniques 1.1. Les MACHOs (massive compact halo objects) 1.2. Du gaz d'hydrogène froid De fait une partie de la matière noire est baryonique. La densité de baryon déduite de la nucléosynthèse et de l'analyse du CDM est Ωb~0.05 et tout ce qui est visible (étoiles, gaz, poussière) représente Ωlum~0.01 1.3. Les trous noirs primordiaux L'hypothèse a le vent en poupe depuis les première détection d'ondes gravitationnelles qui détectent des trous noirs plus gros que ce qui est prédit par les modèles astrophysiques. L'idée étant que peut être il s'agirait de trous noirs primordiaux mais avec un spectre de masse différent des prédictions initiales. 2. Les neutrinos Bon, mais il n'empêche que ces neutrinos existent quand même, et ils forment ce qu'on appelle la matière noire chaude (HDM pour Hot Dark Matter) 3. Les extensions du Modèle standard des particules (MS) Le MS est incomplet : Il comporte plus de 18 paramètres libres. Bref, c'est encore en chantier. Il y a plusieurs extensions possibles, et chacune propose de nouvelles particules, qui sont autant de candidate matière noire. Parmi ces extensions, les plus populaires sont : 3.1. La supersymétrie (SUSY) → LSP (pour lightest supersymmetric particle, la particule supersymétrique la plus légère). Généralement la LSP est désignée comme étant le neutralino, une particule à découvrir et qui serait en fait une combinaison de superparticules : photino (partenaire du photon), zino (partenaire du boson Z neutre), higgsinos (partenaires des bosons de Higgs). D'autres combinaisons sont possibles. 3.2. Les théories de Kaluza-Klein (KK) → LKP (pour lightest Kaluza-Klein particle, la particule Kaluza-Klein la plus légère). 3.3. Théorie de Peccei-Quinn (1977) → Axion 3.4. Le neutrino stérile. Et plein d'autres encore... Le schémas ci-dessous propose une "photo de famille" des candidates matières noires.
Comme la matière noire reste indétectable hors effet gravitationnel, d'autres voies ont été explorée. Au lieu de changer le contenu de l'univers, on en modifie les lois c'est le paradigme MOND qui s'accorde lui aussi à un grand nombre de contraintes observationnelles et théoriques : Il manque à cette hypothèse à mon sens un véritable substrat théorique. La théorie MOND pour Modified Newtonian Dynamics (Milgrom, 1983) est un peu bizarre dans son énoncé. Elle consiste à modifier la relation fondamentale de la dynamique. Au lieu de : F = ma F la force, m la masse, on aurait : F = µ(a/a0)ma avec a0 une accélération seuil, nouvelle constante de la physique fixée par l'observation à a0=1,2e-10 m/s² µ(x) une fonction telle que : Si a/a0<<1, donc pour des valeur très petite de l'accélération (a0 étant elle même très faible) Autrement dit, pour des accélération très petite, on aurait : F = ma²/a0 La théorie a été un peu requinquée par son extension "relativiste", c'est à dire exprimée à l'aide du formalisme des tenseurs, MOND/TeVeS pour Tensor-Vector-Scalar theory (Bekenstein, 2004) et cela représente un effort héroïque pour proposer une version relativiste de MOND. Mais c'est très laid L'action en relativité générale :
De ce fait la théorie fait clairement figure d'outsider. Elle est quand même soutenu par son accord remarquable avec la courbe de rotation des galaxies spirales (qu'il faut expliquer). Toutefois elle échoue complètement à expliquer le spectre des inhomogénéité du CMB, et surtout la matière noire reste indispensable pour expliquer la formation des grandes structures (amas de galaxie) dans le temps imparti.
Pour aller plus loin, un exposé assez sympa sur le sujet (en anglais) : Dark Matter Lecture Notes (pdf) Un autre : Dark Matter - Lecture 1: Evidence and candidates A lire quand vous entendez que c'est la crise et que l'hypothèse de matière noire est sur la sellette : Dark Matter: Just Fine, Thanks Message cité 1 fois Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 27-08-2019 à 15:51:49 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
zenith Là-haut perché dans la pensée. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Merci Pour bien faire faudrait y intégrer un petit topo sur MOND. Je dois avoir ça qq part. edit : fait Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 27-08-2019 à 10:14:39 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Elessar777 Tripatt' Faux-reveur. |
--------------- Cassoulet, again ! |
roll68 |
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Elessar777 Tripatt' Faux-reveur. | merci --------------- Cassoulet, again ! |
stefes007 M'enfin ! | top qualitât: merci Gilga ! |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
--------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Elessar777 Tripatt' Faux-reveur. | je pose ca ici --------------- Cassoulet, again ! |
origami | Bonjour à tous,
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data_mk | https://www.franceinter.fr/l-hydrog [...] l-ont-fait
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Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Oui, ça c'est pas un scoop. Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 14-02-2020 à 17:43:39 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Oui c'est un bel exploit technique et scientifique du CEA et c'est intéressant au premier ordre en planetologie mais pour les appli techno je pense que faut pas être pressé. --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
--------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
zenith Là-haut perché dans la pensée. |
Message cité 2 fois Message édité par zenith le 05-03-2020 à 09:21:26 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
Les données d'une simulation ce sont des gigaoctets qui sortent. Avec 100 qbit tu vas être short. --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
zenith Là-haut perché dans la pensée. |
Message cité 1 fois Message édité par zenith le 05-03-2020 à 09:18:39 |
Gilgamesh d'Uruk Lui-même |
L'idée est que les qbit permettent d'explorer un nombre de configurations qui est une exponentielle du nombre de qbit. Si tu veux casser un mot de passe ou factoriser un nombre premier c'est un avantage décisif. Mais à la fin, le résultat c'est juste un mot de passe ou deux entiers qui tiennent sur 100 bits. Le nombre de calculs mené en parallèle est très grand mais le résultat est laconique : "42" (ou un truc du genre Ça marche pas du tout si tu dois simuler le climat. Le climat ça se résume pas à 42, ça représente des Go de données pour représenter la valeur du champs de température, pression, vitesse du vent, etc en chaque point du globe. Bon et sinon le soucis est qu'on n'est pas du tout assuré qu'il existe un algo pour résoudre tout type de problèmes. Programmer un système quantique c'est encore un problème ouvert en science fondamentale. Message édité par Gilgamesh d'Uruk le 05-03-2020 à 22:53:53 --------------- Nation spatiale : la chaîne de l'Arche interstellaire. |
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